Nadia BEDAR

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Il faut certainement beaucoup aimer l’amour pour être parfumeur….Certainement être assoiffé d’amour pour être cultivateur de plantes à parfum....encore plus fou d’aimer que de chercher à transformer - ô admirable ! -la matière première naturelle et rechercher encore et toujours l’éclatante “Nouvelle” …. 

Cette démarche de candidature au Patrimoine Culturel Immatériel de l’Humanité des "savoir-faire liés au Parfum en Pays de Grasse" dont les premières réflexions datent de 2008/2009 mais dont les premières semences datent du 16ème siècle, sont inscrites dans l’histoire vivante de ces femmes et de ces hommes qui portent cet art, ce savoir-faire, ce savoir-être : l’art de cultiver, de transformer, de composer le Beau au service du Vivant. 

Théo Purcarescu, praticien des matières premières naturelles, nous dit haut et fort  ”on ne peut traiter un produit noble que noblement”, le maitre-parfumeur Christopher Sheldrake, que “l’acte de se parfumer est une caresse, une bénédiction….” le cultivateur et poète Constant Viale, que “L’homme dépouillé du beau meurt"....Qu’ajouter d’autre ? 

Que cette aventure est peut-être folle….quoiqu'il en soit elle ne supporte pas la tiédeur... 

Avec Son Excellence Philippe Lalliot, Ambassadeur de France auprès de l'UNESCO qui nous a accompagné jusqu'en mars 2016, avec Son Excellence Laurent Stéphanini son successeur, Jean-Pierre Leleux,  Sénateur des Alpes-Maritimes, Maire-Honoraire de Grasse, Président de l’association Patrimoine Vivant du de Grasse et de la Mission Patrimoine Culturel Immatériel, Jérôme Viaud, président de la Communauté d’Agglomération du Pays de Grasse, l’ensemble des collectivités, les associations, les habitants du Pays de Grasse, les acteurs culturels, avec et surtout  nos Praticiens, nous avons cultivé ensemble cette oeuvre de candidature que nous estimons être au service de l’Humanité et de sa diversité culturelle :  l'anis étoilé du Vietman, la cassie d'Egypte, la citronnelle du Honduras , la menthe crêpue du Canada, la sauge sclarée du Liban, le vétyver du Brésil et du Paraguay, le Patchouli d'Inde ou encore de Sumatra, l'Orange douce d'Afrique du Sud, le Gimgembre de Côte d'Ivoire sont ici magnifier sur nos terres de Rose centifolia du Pays de Grasse. 

... C’est dire à quel point, le parfum, ne s’emprisonne pas, il transperce les frontières, tout comme l’amour, il s’impose, simplement, naturellement. 

Nadia BEDAR 

Directrice de la Mission Patrimoine Culturel Immatériel et du Projet de Candidature 

Les Savoir-faire liés au Parfum en Pays de Grasse 

Directrice de la Mission Patrimoine Culturel Immatériel et du Projet de Candidature